Chacun peut éprouver le désir de marquer une étape ou un événement important de son existence par une manifestation adaptée à la circonstance à laquelle les proches et les amis sont conviés. Les cérémonies laïques n’ont pas d’autre but que de réaliser le souhait de ceux qui cherchent cette dimension sociale pour la concrétisation de leurs engagements. On parle de cérémonie laïque par comparaison à la cérémonie religieuse, parfois même en opposant systématiquement les deux termes.
Pour comprendre, il faut reprendre le sens exact du mot Laïcité.
La laïcité désigne le principe de séparation du pouvoir politique et administratif de l'Etat et du pouvoir religieux, ainsi que le caractère des institutions qui respectent ce principe. Le mariage civil, tel qu'il est conçu par le code civil, est un mariage laïc au sens strict du principe de laïcité de l'État, c'est-à-dire ni hostile ni favorable à une religion ou une autre, ou à une conception théiste ou athée des citoyens.. De nos jours, toutefois, il a perdu sa signification profonde et est réduit à un simple acte administratif.
On a peut aussi trouver un autre sens au mot Laïcité, qui se rapproche plus d’une certaine forme de philosophie de la vie, comparable à la communauté humaniste ou de liberté de pensée. C’est ce qu’on retrouve notamment en Belgique avec les Centres d’Action Laïque, qui permettent l’organisation de cérémonies célébrant les grands moments d’une vie : naissance, passage à l’âge adulte mariage, renouvellement de vœux, noces d’or, funérailles…

Quelle différence entre une cérémonie laïque et une cérémonie d’engagement ? Dans le fond, il s’agit de la même chose. C’est une cérémonie faite pour et par des personnes qui ne veulent ou ne peuvent se marier religieusement (remariage, couple mixte, athéisme…). Seulement, dans notre société, le mot Laïque a une connotation quasi anti-religieuse, ou du moins anti-spiritualité. Or, dans une cérémonie, il peut se trouver des symboles spirituels qui correspondent aux personnes qui s’engagent l’une envers l’autre.
D’où le nom de cérémonie d’engagement. Car, au final, un mariage, c’est avant tout un engagement que prennent deux personnes de s’aimer et de partager leurs vies. Et dans ce cas, la création d’une cérémonie à l’image des deux époux peut ou non être empreinte de spiritualité.

Certains couples ont simplement besoin d’étoffer la cérémonie civile à la Mairie avec quelques textes, de la musique et un échange de vœux ; d’autres vont avoir besoin d’une cérémonie plus complète, bien différenciée de l’acte civil de la Mairie, avec des symboles, des rituels, faisant partie de leur éducation, de leur vie, qui ont un sens particulier pour eux.
Une cérémonie d’engagement n’est pas anti-religion : nombre de couples de croyances différentes se retrouvent dans une cérémonie d’engagement en y introduisant les symboles religieux qui leur sont chers. Et d’autres ayant des croyances que l’on qualifierait de païennes, peuvent ainsi organiser une cérémonie personnelle en conformité avec elles.

D'aucuns prétendent que ces cérémonies ne sont que de vulgaires plagiats. Ainsi le parrainage laïque ne serait qu'une "copie" du baptême religieux. La cérémonie du mariage laïque ferait double emploi avec le mariage civil devant l'autorité communale compétente.

Dans l’Encyclopédia Universalis, Jean Cazeneuve indique que “ pour les biologistes, la ritualisation est la formalisation d’un comportement à motivation émotionnelle ; ils la rattachent au processus de l’évolution et plus particulièrement à l’adaptation aux fonctions de communication. Dans le langage courant, ce terme désigne toute espèce de comportement stéréotypé qui ne semble pas être imposé par quelque nécessité ou par la réalisation d’une finalité selon les moyens rationnels ”. Claude Levi-Strauss, pour sa part, constate qu’il existe des rites insérés dans la vie quotidienne et des rites commémoratifs, qui créent un lien entre le déroulement du temps ordinaire et des représentations ou des symboles situés hors du temps. Arnold Van Gennep, en 1909, est le premier à parler de rites de passage pour évoquer les pratiques en vigueur depuis l’Antiquité, dans des aires géographiques et des formations sociales différentes. Il s’agit de comportements particuliers qui entourent les grandes étapes de l’existence, la naissance, la puberté, la fondation du couple, la mort, sur le plan individuel, et les cycles saisonniers ou l’intronisation d’un chef d’Etat sur le plan collectif. Tous les rituels de passage concourent à marquer une transition d’un état social à un autre. Cette transition ressemble à un passage physique et instaure un temps et une coupure destinés à souligner la différence entre l’état antérieur et l’état postérieur, qui se traduit toujours par un statut final socialement supérieur au statut initial. Certes, de nos jours, les sociétés modernes ont moins besoin de rites de transition spectaculaires. Toutefois, ils participent encore à l’affirmation de l’identité d’un individu, préservant, par cette reconnaissance collective, la cohésion sociale.

L'évocation d'une cérémonie laïque ou d'engagement pour un mariage, oriente logiquement la réflexion du couple sur les autres cérémonies qui jalonnent un cycle de vie. C'est en faisant moi-même cette réflexion, que j'ai choisi de rajouter ces autres cérémonies sur le site. Pour ainsi permettre à ceux qui le souhaitent, de réflechir à la possibilité de créer une cérémonie personnelle dans le cadre du baptême ou des funérailles.

 


               

 

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