Questions pratiques


1°- Comment çà se passe ?

Générallement, les baptêmes civils ont lieu le samedi après la célébration des mariages. Aucune condition d'âge n'est exigée, ni pour l'enfant, ni pour les parrain et marraine. Les parents et l'enfant sont accueillis par le maire ou son adjoint dans la salle des mariages. Il fait un rappel historique sur l'origine de la cérémonie, puis un discours sur l'enfant et rappelle les valeurs républicaines. Juste avant que le maire n'invite les intéressés à signer le certificat de parrainage civil, il demande aux parrains et marraines de s'engager solennellement et d'accepter leurs nouvelles "responsabilités". Un certificat de parrainage civil est remis aux parents ainsi qu'aux parrains et marraines, et un exemplaire est destiné à l'enfant. Comme pour le baptême religieux, ce certificat n'a aucune valeur légale. Il s'agit d'un engagement moral de la part des parrains et marraines vis à vis de leur filleul.


2° Quel est le rôle des parrains et marraines en cas de décès des parents ?
En cas de décès des parents, les parrains et marraines sont investis d'une responsabilité morale, mais la loi civile ne leur reconnaît aucun statut particulier. Ils ne sont donc pas forcément tuteurs de leur filleul. Le tuteur est désigné par le juge de tutelle et le conseil de famille. Parrains et marraines civils et religieux n'ont aucun droit.


3° Combien de parrains et marraines pouvont nous choisir ?
Cette cérémonie est le moyen de célébrer la venue au monde de votre bébé, sans lui donner un caractère religieux. Vous êtes libres de l'organiser comme vous voulez. C'est donc à vous de déterminer le nombr ede parrains et marraines que vous voulez donner à votre enfant, à vous de choisir les discours et intervenants.


4° Quand l'organiser ?
Il n'y a pas d'âge requis pour faire baptiser votre enfant. Toutefois, vu que les mariages sont très souvent célébrés dès le printemps et en été, il vaut peut être mieux faire votre demande pour une cérémonie à une autre période.

Je crois que l'on peut résumer le contenu du parrainage laïque en les principaux éléments suivants:

c'est d'abord un engagement des parents vis-à-vis de leurs propres enfants, confirmant l'accomplissement de leurs devoirs envers leurs enfants, dans le cadre des convictions et des préoccupations philosophiques laïques.

c'est ensuite un engagement des parrains, sollicités par les parents d'aider ces derniers dans l'accomplissement de leurs devoirs envers les enfants : en particulier, les parrains s'engagent à marquer leur affection à leur filleul ou filleule, à leur donner leur amitié, ainsi que leur aide et leurs conseils, notamment en développant chez leur filleul(e) les qualités morales et humaines propres à une approche libre-exaministe.

c'est enfin un engagement des parrains de remplacer les parents, si ces derniers venaient à disparaître.

Mon propos porte en fait sur ce dernier engagement qui n'aura, dans la majeure partie des cas, aucune certitude de réalisation, malgré l'acte de parrainage évoqué et malgré les meilleures intentions et respect des engagements des parties concernées.

En effet, seule la désignation d'un tuteur par le dernier vivant des père et mère revêt un caractère légal et donc obligatoire pour le conseil de famille qui, en vertu de la loi, veille aux intérêts généraux de l'enfant mineur orphelin.

Toute autre disposition relève de la confiance que les parents savent pouvoir mettre dans leur tuteur ainsi désigné pour les enfants, toutes indications ou souhaits formulés par écrit à l'adresse du tuteur concernant les soins et l'éducation à donner aux enfants n'étant pas nécessairement inutiles le cas échéant, ne fusse que pour en rappeler les principes directeurs et réconforter le tuteur dans sa tâche.

Ces indications peuvent éventuellement être données séparément sous forme de lettre par exemple, alors que la désignation du tuteur se fait nécessairement par la voie d'un testament.

Rien n'empêche non plus d'émettre - de préférence alors dans ce même testament -un souhait quant à la composition du conseil de famille, qui est constitué de six personnes dont trois membres (ou proches) de la famille du père et trois membres (ou proches) de la famille de la mère, en ce compris le tuteur et le subrogé tuteur, ce dernier étant nécessairement choisi parmi les membres de la famille à laquelle n'appartient pas le tuteur.

L'expression de ce vœu n'a cependant aucun caractère obligatoire pour le juge de paix qui préside le conseil de famille et qui compose ce conseil comme il l'entend, sauf toujours quant à la personne du tuteur qui est de plein droit le survivant des père et mère ou à défaut le tuteur-datif, c'est-à-dire nommé par le testament, s'il en existe.

En conclusion, en supposant que les parents d'enfants mineurs souhaitent confier aux parrains de ces derniers la tutelle légale des enfants, les parents doivent chacun rédiger un testament olographe.

Ce testament olographe, pour être valable, doit être écrit de la main du testateur, daté et signé par lui et ne comporter aucune mention ni signature d'aucune autre personne. Il peut être établi sur une feuille de papier ordinaire.

Il va d'ailleurs de soi, que l'hypothèse du décès simultané des père et mère suppose que l'un et l'autre aient désigné le même tuteur.

Après la rédaction d'un tel testament par chacun des intéressés, il y aura lieu de le remettre en dépôt auprès d'un notaire, en vue de sa conservation en son étude.

Le notaire se trouvera alors dans l'obligation de faire procéder à l'inscription de ce dépôt au Registre central des dispositions de dernières volontés (C.R.T.).

Ce registre central permet de retrouver de façon simple et rapide le notaire dépositaire du testament d'une personne défunte.

A l'issue de cet aperçu des précautions à prendre, afin de rendre obligatoire vis-à-vis des tiers les engagements réciproques pris par les parents et les parrains, il reste que, dans bien des cas, le parrainage, laïque en particulier, ne vise pas particulièrement cette facette du parrainage. Il me semblait toutefois utile de fournir un minimum d'information en la matière, afin que les candidats au parrainage tel que pratiqué traditionnellement, c'est-à-dire sans le recours à la procédure expliquée ci-dessus, en connaisse les limites, en particulier sur le plan juridique.

Jean-Luc Quoistiaux
Source : «Bulletin de liaison» n° 25 - septembre-octobre 2001

 

CONSTITUTION DU DOSSIER


Les parents doivent faire connaître à la mairie, en vue de la rédaction de l’acte :
- la date et l’heure retenues pour la cérémonie
- leur état civil
- un extrait de naissance de l’enfant à parrainer
- l’état civil des parrain et marraine
(Le parrainage ne doit pas obligatoirement se faire dans la commune des parents)

Divers infos et liens concernant le baptême civil :

http://catho92.cef.fr/faq/bapteme_particulier.htm


http://www.geneafrance.org/rubrique.php?page=bapteme